25,00 $ – 690,00 $Plage de prix : 25,00 $ à 690,00 $
Photographies nocturnes, interventions numériques, impression sur papier 12″x18″ ou canevas de différents formats. Reproduction illimitée.
Photographies prises par Pascal Normand en 2024 sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal, Qc.
UNE LÉGENDE — Elvis Presley a marqué à jamais la mémoire collective nord-américaine. Depuis sa mort en 1977, son influence n’a cessé de se manifester sous diverses formes : objets à son effigie, hommages en tout genre et personnifications passionnées de fans dévoués.
Au Québec, nous avons connu Johnny Farago, puis plus récemment Martin Fontaine, dont la performance en hommage à Elvis a séduit plus de 1,5 million de spectateurs à travers le monde. Mais malgré ces incarnations remarquables, mon numéro 1 au palmarès des personnificateurs québécois les plus marquants restera sans conteste l’Elvis de Pierre Falardeau—l’Elvis Gratton de tous et chacun. Coïncidence pure, j’avais d’ailleurs entamé cette nouvelle oeuvre quelques semaines à peine avant le décès de Julien Poulin, talentueux comédien derrière ce personnage culte.
Comme pour plusieurs événements marquants de la culture populaire, la disparition d’Elvis Presley s’est inscrite dans la mémoire collective, s’associant aux souvenirs personnels de bien des gens. Mon propre vécu—ou plutôt, celui de mon entourage—n’y fait pas exception : la mère de mes enfants rappelle parfois qu’elle est née exactement un an après sa mort. Quant à ma maman, elle a perdu son propre père, mon grand-papa Eugène, la même semaine que le King du rock ‘n’ roll.
Mais ce sont d’autres pertes qui m’amènent aujourd’hui à dévoiler cette œuvre : d’abord celle du propriétaire d’Ameublement Elvis, en janvier 2024, puis, par conséquent, celle de son commerce. Pendant 45 ans, cette adresse iconique a marqué la culture populaire montréalaise avec une devanture colorée et étincelante à l’extérieur, ornée de bustes, bibelots et photos du King à l’intérieur.
Telles des escapades intuitives où chaque cliché devient une étape distincte dans le processus créatif, les sorties nocturnes dédiées à la capture des sujets s’apparentent à une chambre noire à ciel ouvert. Dès lors, la nuit devient une scène riche en rencontres inspirantes, prête à révéler les nuances subtiles et délicates des ombres et de la lumière.
Avec ce travail terrain, la vision créative préméditée de l’artiste photographe passe à travers un œil incarné par ses lentilles. Conséquemment, chacun des clics devient un ingrédient artistique, témoin de l’émerveillement que seule la pénombre et sa discrétion peut offrir. C’est alors que les détails émergent avec une lenteur délibérée à travers les multiples longues expositions. Elles deviennent les strates d’où provient chaque œuvre en devenir et singulièrement, elles illustrent par une composition poétique de silhouettes qui valsent dans la lumière, une symphonie visuelle transcendant l’âme et l’imaginaire que propose l’ambiance de la nuit. Notamment, Pascal Normand artiste photographe, mais par dessus tout, Pascal Normand artiste visuel.