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À propos de cette oeuvre

***ÉDITION DE 3***

Technique mixte : photographie nocturne, travail numérique, impression sur canevas, peinture aérosol et vernis. L’édition originale est limitée à 3 exemplaires (tous formats confondus) et chacune des oeuvres de la série est légèrement différente des autres. Pour plus de détails [email protected]).

Photographies prises par Pascal Normand en 2020 à Québec, Québec.

Ici le sentier s’arrête; la route disparaît dans la nuit au profit d’un ciel d’éther. Un des deux pylônes du pont Pierre-Laporte s’élève comme un obélisque dans la nuit. Sa blancheur étincelle, souveraine et rencontre la structure métallique. Une manifestation qui happe le regard et s’élance comme une croix marquant l’entrée de l’estuaire du Saint-Laurent. La lumière rouge à la cime de la colonne brille comme un flambeau. La pierre devient un faisceau lumineux oblong; la perspective appelle à s’arrêter et peut-être même – en se transportant sur les lieux – à respirer l’air marin. Grâce à un angle latéral, un autre regard émerge sur le pont qu’on appelle aussi la porte de Québec.

Souvenir d’un homme politique et rappel de la crise d’octobre, le nom du pont comporte une profonde charge historique et politique. Au moment même où se termine la crise, le gouvernement du Québec le baptise – il s’appelait initialement le pont Frontenac – en mémoire du ministre Pierre Laporte. C’était le 21 octobre 1970. Symboliquement, la croix invite au deuil. Au moment où la colonne rencontre les câbles d’acier du pont, elle prend une forme triangulaire. On imagine aisément un mât qui se fond à la voile d’une embarcation. L’imposante architecture semble devenir une porte à l’ouverture du fleuve. Un deuil deviendrait-il un seuil pour de nouveaux horizons?

Collaboration au texte : Alexis Lapointe

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